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( 92 ) de fatigues , bivouaquèrent sur la rive gauche , et le Maréchal , pour se garantir d’une surprise, ordonna qu’on tint des feux allumés durant toute la nuit. Pendant la nuit , Macdonald avait été joint par le reste de ses troupes qui étaient restées en arrière; il attendait l’arrivée du général Lapovpe, qui avec a,500 hommes et 1,5oo paysans liguriens devait descendre de Bobio , la vallée de la Trébia, pour se réunir à lui; d’ailleurs les alliés, quoique vainqueurs, avaient perdu dans cette terrible journée autant de monde que les Français. Toutes ces raisons faisaient présumer que le général français renouvellerait le combat le lendemain. En effet, le 19 , à onze heures du matin , toute la ligne de l’armée française marcha en avant, passa la Trébia , et repoussa les avant-postes des alliés. Les principales colonnes furent dirigées surl'aile droite des Austro-Russes. Le prince Bagration marcha à leur rencontre , les chargea à la bayonnette , et soutenu par les cosaques et le régiment des dragons de Kâraczay, il réussit à arrêter l’ennemi aq bord de la rivière. A sa gauche Rosenberg attaqua aussi à la bayo- nette les bataillons ennemis qui marchaient sur lui. Une forte colonne française s’avança en même tems pour tourner ie flanc droit des al-

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