DE LH1STOIRE X> Ë II U S S IE. 67 Ces cercles, continue le même écrivain, étaient sans faste et sans prétention; on y était à son aise J on riait de sa perte comme de son gain. XL VI. Pratique des vertus sociales. Les anciens Russes avaient l’usage de s’assembler tous les jours à une certaine heure du matin, jusqu’à celle du dîner, sur la belle place de Mos- kou(3°),pour voir leurs amis, leurs connaissances, et pour parler d’affaires. C’était-là qu’un inconnu était: bientôt remarqué. Le premier vieillard qui s’y trouvait, l’appelait et lui demandait: «Qui êtes-vous? Je suis un tel; Et votre père ? Se nomme ainsi; Et votre grand-père? Il s’appelait N. N. — Je n’ai pas connu votre père, mais j’ai connu votre grand-père; nous avons servi ensemble; que faites-vous? de quoi vous occupez- (30} Krasnaja Ploschad devant le Krainl. — • On regar- gardait comme une marque de mauvaise conduite et de négligence, de ne pas assister à cette assemblée , où l’on pouvait s’instruire des affaires de l’empire, et s’entretenir avec ses amis. Si quelqu’un s’apercevait qu'un jeune homme eût manque’ deux ou trois jours de suite à se rendre dans la place publique, il lui en faisait des reproches ; le menaçant d’en avertir ses parens. Rien , au reste , ne peut doiiner une ide'e de la candeur des mœurs de ce temps-là, que la clause qu’on insérait dans tons les contrats , en ces termes': “ S’il arrive que je me dédie de ma parole, ou que je ne la tienne pas, que la honte en retombe sur moi.-* Cette obligation sévère était un frein que chacun s’imposait volontairement , et la violer e'tait une fle'trissure ineffaçable, O \
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