DE l’h i s t o i r e JDK KüSSU. Ü1 XL. Sa reconnaissance. Personne n’avait, sous ce règne, autant de crédit qu’un certain Morozof. Son avarice et sa rapacité le faisaient haïr de tout le monde ; et quoiqu’il fût obligé de renoncer à l’exercice directe du pouvoir, il conserva encore une grande influence dans le gouvernement. Le Tzar allait le voir souvent, et le consultait toujours sur les affaires d’état les plus délicates. Dans la dernière maladie du favori, le prince continua même ses visites, et ne les cessa que quand il eut perdu toute sa connaissance. Il versa des.larmes à la nouvelle de sa mort, et honora le convoi de sa présence. Morozof avait été précepteur du monarque : le sensible Alexis , en montant sur le trône , se souvint de celui qui avait fait son éducation, et le respecta toujours comme un père. XLI. Son humanité. Le cœur de ce prince était bon et compatissant ; il n’apposait jamais son nom au bas d’une sentence de mort, sans l’arroser de ses larmes. « Je ne suis pas souverain pour faire périr mes sujets, disait-il un jour au ministre qui avait sa confiance; je dois, au contraire , les conserver, et faire grâce à tous ceux qui ne sont point convaincus d’avoir trempé les mains dans le sang de leurs frères. » Un favori lui présenta dans le moment
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