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DE L HISTOIRE DE RUSSIE. ko ne doit servir qu’à protéger l’innocence et reprimer le vice, fut employé pour légirimer la fraude. D’autres fois c’étaient les ministres de la religion qui , au nom d’un dieu dont ils prêchaient la justice, déliaient par l'absolution d’un engagement solennellement juré. C’est ainsi qu’on sapa les fondemens de la morale. Assez souvent, la force et le pouvoir en main , on dédaigna de rechercher un subterfuge et on manqua ouvertement à sa parole , par la seule raison qu'on pouvait le faire impunément. Un prince, dans le fond du Nord , exerce au dix-septième siècle un acle de bonne foi envers un criminel , qui contraste singulièrement avec le machiavélisme des temps modernes. XXXIX. Bonté du même prince. Une augmentation de prix dans les vivres et les premiers objets de consommation occasionnèrent, en 1662, une révolte à Moskou. Le nombre des mécontens monta jusqu’à dix-huit mille. Une grande partie se permit tonie sorte d’excès ; les autres s’attroupèrent, et allèrent directement au Tzar qui était dans une maison de campagne voisine. Ayant déjà été informé des troubles éclatés la veille, il se présenta aux séditieux, qui furent assez hardis pour demander qu’il leur livra son beau-père et quelques autres boyars, auxquels on attribuait la cause de la misère générale. Alexis, dont le caractère était infiniment pacifique, et qui aimait vraiment ses sujets, fit tous les efforts possibles pour appaiser lui-même les

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