5 o TRAITS CHOISIS leur Tzar Vladislas, fils de Sigismond, roi de Pologne, s’il voulait embrasser la religion grecque, et souscrire quelques autres conditions. On lui envoya une ambassade composée des membres les plus distingués du clergé et de la noblesse; tels que le prélat Fédor Romanof, le prince Vas- «iliévitsch Golitsin, auxquels on joignit plusieurs religieux et nobles d’un rang inférieure. Les ministres trouvèrent Sigismond occupé à poursuivre le siège de Smolensk. Le roi leur fit d’abord un accueil assez gracieux, et leur proposa ensuite de lui céder cette place. «Lorsque le prince votre fds, lui répondit Philarète, sera monté sur le trône, il possédera non-seulement Smolensk, mais toute la Russie: il ne vous convient pas de vouloir démembrer ses états. Une telle franchise déplut si fort à l’orgueilleux monarque, qu’il ne cacha pas long-temps le dessein qu’il nourrissait, ou de conquérir l’empire, ou d’en détacher les meilleures provinces. Contre tous les principes du droit, des gens, il fit incarcérer les députés, cpii souffrirent pendant neuf ans une captivité aussi dure qu’injuste. XXXIV. Générosité de Rievski. Des particularités plus intéressantes que la masse des faits historiques, échappent quelquefois à l’écrivain ; il croit au-dessous de ses fonctions de s’arrêter aux détails ; cependant un seul trait détaché touche souvent un cœur sensible , attire l’attention du philosophe, et peut intéresser autant cpiinstruire la postérité.
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