b000002737

TRAITS CHOISIS 4* même au devant de l’ambassadeur, le Ht asseoir à coté de lui sur un banc couvert d’un riche tapis , et l’invita à sa table. Le ministre, comblé de distinctions, et ébloui de tant de marques de bienveillance, qui durèrent pendant tout son séjour à Moskou , crut ce moment favorable pour insinuer au prince la proposition qu’il était chargé de lui faire, et dont l’objet était de reconnaître en Russie la suprématie du Saint-Siège. Entraîné par son zèle pour les vérités de l’église romaine , il adressa au monarque un discours, où il développa les raisons qui l’engagaient à le persuader de la nécessité de se soumettre aux décisions des conciles. Aussi attaché à sa religion que Possevin à la sienne , choqué d’une démarche plus louable que prudente, et qui exigeait un tacr et des ména- gemens infinis , de la part de celui qui voulait réussir dans une négociation aussi délicate, le prince lui fit cette réponse : « Je suis Ivan, Tzar de Russie , et souverain de plusieurs royaumes ; je ne conçois pas comment un seul homme peut prétendre au droit de vouloir prescrire des lois aux monarques, et de gouverner leurs états. » XXVIII. Vœu de Boris Godounof (23), Le jour de son sacre et de son couronnement, où se déploya la plus grande magnificence , il in- (33) Après la mort du Tzar Ivan VassilieVitch, son fils F'édor, âgé de trente-sept ans, monta sur le trône. S»

RkJQdWJsaXNoZXIy NTc0NDU4