DE L'HISTOIRE DE RUSSIE. 23 tés, qui appartiennent plus à la barbarie des temps qu’aux personnes qui s’en rendirent coupables. Les diflerens princes de Russie s’étaient réunis dans un congrès où ils firent de nouveaux partages, et jurèrent sur la croix de conserver entre eux la paix, et de se réunir tous contre le premier qui oserait la troubler. La tranquillité paraissant solidement rétablie, chaque membre de l’assemblée retourna chez soi. Parmi ceux qui y avaient assisté, se trouva aussi le prince Vasilko, distingué par ses exploits contre la Pologne. Trois hommes déclarent au prince David, petif-fils de Vladimir-le-Grand, cpie Vasilko avait formé des desseins contre ses états, contre ceux du grand prince Sviatopolk. (I4), et qu’il en voulait même à leur vie. L’idée de son (J/Q Après la mort de Sviatopolk II, l’ordre de la succession appela au principal trône de Russie les fils de ce Sviatoslaf, qui régna pendant la fuite d’isiaslaf, depuis 1073 jusqu’en 1077 ; mais les t roub les qui s’élevèrent à Kief forcèrent les grands de renoncer à l’ancien usage. Ils offrirent le diadème au fils de Vsévolod , à ce même Vladimir qu’on avait voulu déjà déclarer chef de l'empire, mais respectant les droits de son cousin germain Sviatopolk, il se retira dans son apanage de Tchernigof, le prince se refusa une seconde fois, par la même raison, aux désirs de la nation. Ce refus augmenta les dissentious et les de’sastres des habitans de Kief. Pressé de nouveau , Vladimir se rendit enfin aux vœux du peuple, et sa présence rétablit la tranquillité. Il porta le surnom de Monomaque, parce que sa mère était fille de Constantin Monomaque, empereur de Constantinople. Il sut, pendant son règne, contenir dans la soumission les princes apanages, et affermir la puissance du grand prince. Vladimir II, que nous désignons ainsi, pour
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