D E l ' h 1 S T O 1 R E DE RUSSIE. *3 les cotés dans l’intention de la prendre par famine. Le danger était si pressant, que les habitans pensaient a ouvrir leurs portes aux ennemis; lorsque la présence d’esprit d’un d’entre eux fit employer un stratagème qui réussit, et les tira d’embarras, 11 les engagea à tenir encore trois jours; il ramassa tout ce qu’il put trouver d’avoine, de farine et d’hydromel, pour en préparer une bouillie* on mit ensuite dans la terre des barils qui ressemblaient à des puits; on remplit les uns de gruau cuit et les autres d'une espèce d’hydromel. On invita alors quelques Petchënègues, sous prétexte d’un accommodement, à^venir à la ville, ori leur montra comment les vivres sortoient de la terre ; de quelle manière le gruau se préparoit ; on le leur fît goûter, ainsi que la boisson; ils en reçurent même une provision pour ôter à leur prince toute espèce de doute. Ce peuple, à qui les produits de l’agriculture étaient inconnus, et qui n’étaient point dans l’usage de manger du froment et de la farine, crut que la place étoit pourvue de vivres par la nature; qu’ainsi elle étoit assurée de n’être jamais affamée; et il leva le siège. IX. Bienfaisance de Vladimir. (T0) La douceur des préceptes de la religion chrétienne, que ce prince embrassa, adoucit ses mœurs et effaça en quelque sorte les excès de sa Qo) C’est par ce souverain que la religion chrétienne fut généralement introduite en Russie.
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