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DE I. HISTOIRE DE RUSSIE. II devait s'abstenir, pendant trois ans, de prendre les armes contre l’autre nation. Le souverain de Russie accepta la proposition, et on se promit réciproquement de produire son combattant. Les Petchénègues avaient dans leurs troupes, un atlèthe d’une taille colossale, qui, fier de ses forces, se promenait sur le rivage, accablait les Russes de toutes sortes d’injures, et les provoquait par des gestes menaçans à se mesurer avec lui, en même temps qu’il se moquait de leur timidité. Cet air imposant lui réussit. Assez long-temps les soldats de Vladimir souffrirent cette insulte ; il ne se présenta personne pour combattre , la stature gigantesque de l'adversaire effrayait tout le monde. Le jour du combat étant, arrivé, on se vit obligé de demander un nouveau délai. Enfin un vieillard aborda Vladimir: Seigneur, dit-il, j’ai cinq fils, dont quatre se trouvent à l’armée; tout braves qu’ils sont, aucun n’égale le cinquième qui est d’une force prodigieuse. On se hâta d’aller chercher ce jeune homme. Amené devant le prince , il demande à faire un essai public de sa force. On irrite avec des fers rouges , un taureau vigoureux; le jeune Russe arrête dans sa course l’animal en fureur, l’abat, en déchire la peau et les chairs. Cette épreuve inspire la plus grande confiance. Le moment du combat arrive: les champions s’avancent entre les deux camps, et le Petchénègue ne peut retenir un souris dédaigneux , en voyant la faiblesse apparente de son adversaire qui n’a point encore de barbe. Mais aussitôt attaqué avec autant d’impétuosité que de vigueur, saisi, pressé entre les bras

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