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CXLIV. Héroïsme patriotique. On sait que l'invasion des Suédois en Finlande , en 1788 , surprit la Russie occupée à poursuivre ses victoires sur les Turcs , le gouvernement n’avait pris aucune disposition pour rassembler une armée ; cependant le courage et la valeur individuelle remplaça le nombre; les officiers donn è r e n t l’exemple aux soldats , et les troupes de toute arme se mesurèrent contre leur voisin ennemi. Parmi ceux qui se distinguèrent le plus dans cette occasion, on ne doit pas oublier surtout le capitaine Molofski. Cet officier travaillait lui- même à rétablir un mat, et donnait ses ordres lorsqu’un boulet de canon l’atteignit au dos : il loiuba ; et tout en expirant, il exhorta son équipage à continuer le combat jusqu’à l’extrémité , portant ensuite à sa boucheNson doigt, orné d’une bague , gage précieux de l’amour j il la baisa : puis rendit le dernier soupir. CXLV. Attention délicate. Le comte d’Artois reçut, pendant son séjour à Saint-Pétersbourg , toute sorte de politesses et d’accueils de la part de la souveraine , qu’il était venu visiter. On sait avec quels égards ont été reçu ces illustres voyageurs ; tels que l’empereur Joseph , les rois de Suède , le prince Royal et le prince Henri de Prusse , qui se rendirent à cette cour pour connaître une princesse aussi aimée de ses sujets qu’admirée de l’Europe» Catherine

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