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DE L’HISTOIRE DE RUSSIE. i £7 les corps de ses malheureux parens, les veux baignés de larmes , et levant les mains vers le ciel, elle supplia Dieu avec ferveur de finir ses souffrances, Ces scélérats même furent touchés pour un moment de lant de jeunesse el de beauté : Va- l«en , va-t-en , lui dirent-ils , nous ne voulons pas te tuer. Mais toute a sa douleur , elle ne les écouta point. Je ue peux pas survivre à ces horreurs] Cornmenl puis-je abandonner mes proches! faites-moi mourir avec eux , je ne veux pas exister plus longtemps , puisque vous m’avez enlevé tout ce qui m'attachait à la vie ! De nouveau elle s’inclina en implorant la miséricorde divine. I n des monstres lui frappa alors la tête d’un coup de massue; mais elle ne perdit pas entièrement connaissance. Se soulevant les mains jointes , elle pria Dieu d’avoir pitié d'elle et de sa famille. A l’instant elle fut assommée, et termina une vie innocente. CX XXVII* Punition indulgente. Un gentilhomme russe, d’une des premières maisons de l’empire, obtint, au retour de ses voynges , une place de commandant en Sibérie, et conçut alors le plan, assez étrange, de se rendre indépendant. Dans tout autre pays , et sous un gouvernement moins doux, i! aurait payé de sa tête une semblable folie ; mais les païens du coupable représentèrent qu’il était sujet à des aliénations d’esprit. L’impératrice Catherine crut d'autant plus a cette excuse, qu’il lui paraissait impossible cpi’un homme, dans son bon sens .

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