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DR L HISTOIRE DE RUSSIE. M9 lisent, montra, dès sa première jeunesse, une grande passion de se rendre utile à l’état. Mais croyant ne pouvoir pas trop se perfectionner dans l'art militaire ; son zèle lui fit prendre la résolution de chercher du service étranger. Il quitta la Russie à l'insçu de ses parens , et entra dans l’armée prussienne. Y étant resté quelque temps inconnu , on découvrit enfln sa véritable condN tion, et on l’avança alors conformément à sa naissance et à son mérite. Plus tard, et à la sommation de la souveraine, il retourna cependant dans sa patrie , et lui rendit les plus grands services. CXXVII, Vives instances d'une mère. Catherine II ayant proposé à d’AIembert, à la fin de 1762.de se charger de l’éducation du grand-duc, lui lit offrir, par le ministre qu’elle avait alors à Paris, jusqu’à cent mille livres de rente. L’académicien s’étant excusé d’accepter ces d’un bon général, re'unissait des qualite's aimables et des vertus solides , jouissant d’une grande fortune et de tous les agrémens qu’elle procure; il avait, clans le cabinet de son palais somptueusement meublé, des chaises et des tables de bois de chêne, donnant pour raison qne l’on oubliait assez facilement sa condition d’homme. — Roumiantzof était arrière petit-fils du Boyar Matveief, né en 1625, qui a com ­ posé une histoire des grands Ducs et Tzars de la Russie. Cet ouvrage dédié au Tsarévitch Fedor Alexeiévitch ne se trouve guère, et on ne connaît son existence que par une lettre clu même auteur, que Novikof a iviWÊrê dans sa bibür thèque russe.

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