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DE L HISTOIRE DE RUSSIE. 151 elle fut obligée designer une capitulation conçue en plusieurs articles. — Cette forme de l’administration qui laissait toute autorité dans les mains de la haute noblesse, déplut aux gentilshommes filles d’Ivan, frère aîné de Pierre L Donnant l'exclusion à la duchesse de Mecklenbourg , sous prétexte que son époux entraînerait la Russie dans des guerres étrangères pour soutenir ses droits, on lui préféra sa sœur puînée Anne. Les restrictions mises à son élévation, étaient : i°, ne pas faire la paix ou déclarer la guerre ; 2°. mettre aucun impôt ni disposer d’une charge ; 3°. punir aucun gentilhomme sans jugement préalable ; 4°. ne Pas aliéner ou donner les domaines de la couronne ; 5c. ni de se choisir un époux ou successeur sans l’agrément du haut conseil, etc. Par l'annullation de cet acte, on peut dire que les souverains de Russie tiennent , dès le 2g Février ij^o, la souveraineté illimite'e par la libre cession des e'tats, comme les rois de Danemark l’exercent dès 1660 , d’après un même abandon volontaire. — Il y avait déjà d’ailleurs un acte de cession de la souveraineté absolue en faveur de la maison Romanof, remis au Tzar Mikhaïl Phéodorovitch pour lui et sa postérité lors de son avènement au trône. Ce document , qui se conserve encore dans les archives de Moskou , a été signé et expédié de tous les états de l'empire, au mois de Mai 1613, sur la proposition que le clergé en avait faite le 14 Avril. — C’est l’impératrice Anne qui institua le corps des cadets de terre ; établissement qui a fourni à la Russie d’habiles officiers, soit civils soit militaires , et auquel Catherine II donna une meilleure organisation. — Les fondations de ce genre, à Saint-Pe’tersbourg , ressemblent à de petites villes. Le corps de cadets contient deux mille habit ans , la maison des enfans trouvés en a quatre mille. — Aune mourut à l’âge de quarante-sept ans , après en avoir régné dix. A une taille avantageuse, elle joignait un air de dignité qui imprimait du respect ; elle aimait à répandre des grâces , et savait discerner ceux qui les méritaient , le (aient trouvait aisément sa re'compense ; elle prenait du plaisir à l’encourager géne'reusement* j

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