DE L HISTOIRE DE RUSSIE. 97 rêt et ne dédaignait pas de descendre pour elle au plus petits détails. On se bornera a en rapporter une preuve. La chaussure des paysans Finlandais était grossièrement faite et de mauvaise qualité ; il en résultait des maladies fréquentes. Le Tzar l’ayant remarqué, demanda pourquoi leurs souliers n’étaient pas aussi bons que ceux des Russes ? Iis lui répondirent qu’ils ignoraient les moyens d’en faire de meilleurs. Sur cela, le prince ordonna d’appeler les cordonniers de Novgorod e t d e Kasan, provinces réputées pour les bons souliers, d’où on en tiroit trois à'»quatre cent mille par an, pour les diflerens gouverne- mens de l’empire. On distribua ces ouvriers dans les villages de la Finlande, à l’effet d’apprendre aux habitans à mieux travailler les chaussures, et on ne leur permit de retourner chez eux que lorsque les paysans furent parfaitement instruits. Les pasteurs étaient obligés de rendre compte à la régence du gouvernement de Vibourg, des progrès de leurs paroissiens. Il leur avait été assigné une somme d’argent qu’ils comptaient aux maîtres cordonniers, à raison d’un rouble par semaine. Par-là Pierre procura aux Finlandais soumis à la Russie, une chaussure plus saine, plus durable, et propre à les garantir des maladies auxquelles ils avaient été juscjues-là si fréquemment exposés. i 3
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