b000002737

DE L’HISTOIRE DE RUSSIE. 8 * craindre, et qu’il pouvait faire cesser la sonnerie. Mitrophan apprenant qu’on avait enlevé les objets de son aversion , partit de suite pour aller le remercier. On ignore le sujet de leur conversation, .mais l'empereur lui continua toujours son estime. Il l’investit de plusieurs villages ; et toutes les fois qu’il se rendait à Voronech , il allait le voir. Dans une de ses visites , il le trouva à l’agonie. Le prince extrêmement affecté de l’état du moribond, resta jusqu’au dernier moment, et lui ferma lui-même les yeux. Il donna ensuite ordre de préparer tout pour l’inhumation, et se retira. Le jour de l’enterrement, l’empereur s’y rendit accompagné de toutes les personnes de qualité , des officiers de la marine et des constructeurs des vaisseaux. Au moment où les prêtres se disposaient à enlever le cercueil, le Tzar s’adressa à sa suite : il serait honteux pour nous de ne pas témoigner notre reconnaissance à ce respectable ecclésiastique, en lui rendant les derniers honneurs ; chargeons-nous même de ses précieuses dépouilles. Il s’approcha en effet du cercueil, le porta avec les officiers au lieu de la sépulture, et aida de ses propres mains à le couvrir de terre. LX. Stratagèmê de l'amiral Cruys. En 1708, l’armée suédoise qui se trouvait en Finlande, sous les ordres du général-major Lu- becker, passa la Neva, pour faire une incursion en Ingrie et attaquer Saint-Pétersbourg. L’amiral Gruys, homme d’un grand mérite , et qui fut un 11

RkJQdWJsaXNoZXIy NTc0NDU4