122 que le refte de l’armée. Leur conftîtü- tion avoit des inconvéniens à ]a guerre, par le luxé qui les caractérifoit, et les confommations confidérables qui en réful- toient: mais elles formoient une phalange invincible, qui fouvent avoit arraché la victoire à l’Ennemi, dans des circonftan- ces défefpcrées. Un Miniftre qui n’avoit que des vues courtes, qui n’étoit qu’un fervile traducteur des formes allemandes, et qui igno- roit la conftitution françoife, réforma les Chevaux-Légers, les Gendarmes et les Moufquetaires; et ce qu’il y a de plus ftngulier c’eft que l’économie fut le motif de cette réforme, tandis que ces troupes dont il ne connoiffoit pas le régime, qu’il ne jugeoit que d’après l’éclat des habits et la beauté des chevaux, ne coûtaient pas plus au Roi que de fimples cavaliers. Le Premier-Miniftre, indolent et innapli-
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