100 dit étoit nul, dans ces tems, et les reffources de tout genre bien moins étendues. Si l'on oppofe la foibleffe qui ca- ractérifoit, depuis long-tems, le Gouvernement, aux volontés abfolues de Louis XIV, aux tyrannies de fes Ministres, il fera évident que le fenti- ment de l’oppression in’a pas déterminé la révolution. Les lumières, P ef- prifc de tolérance, l’ufage du crédit qui force à ménager l’opinion, avoient tempéré l’exercice de l’autorité, et fous le règne de Louis Seize , il y eut peu de victimes du pouvoir arbitraire. Enfin si Pon compare les dépenfes de la Cour, avec celles des deux fiècles précédens, on verra qu'il n'y a aucun rapport entre des grâces accordées, à la vérité, trop facilement, et trop multipliées, et les
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