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93 MniwiOMiirt ■VimiiP’ti l’envie de paffer quelque-tems dans la Capitale, et d’obtenir des bienfaits de la Cour. Le Tiers-Etat avoit a-peu-près les mêmes vues ; ceux qui avoient des talens étoient animés du désir de paraître dans une grande Affemblée, et de s’y faire un nom, et cet ordre nombreux de citoyens, comptés pour trop peu, trop féparés des premières claffes, avoit tout à gagner et n’avoit rien a perdre; enfin, plusieurs de la Nobleffe et du Tiers efpé- roient qu’on établirait une Chambre haute, et l’idée d’obtenir une dignité éclatante et héréditaire, enflammoit leur ambition. Les Grands peu instruits pour la plus part, s’empreffierent de chercher de l’instruction et des lumières dans l’ordre du Tiers, ils fe trouvèrent entraînés des îes premiers pas par fon impulsion, et forcés d’agir en fens contraire de leurs intérêts. Telles étoient les difpositions des efprits, lorfque le Premier-Ministre

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