( 78 ) reste avec la division Ott, pour former un corps respectable à la droite du Pô. Avec ce corps Kray devait s’emparer de Pontrémoli , et maître de cette importante position , il pouvait s’opposer efficacement a la marche de Macdonald par la corniche. En même tems Klenau, resté dans le Bolonnais, n’aurait résisté que très-faiblement, et cela uniquement pour donner le change à- l’ennemi , et par une retraite habilement con- ' x certée , il devait l'attirer sur le Bas-Pô. Alors Souvoroff, après avoir fait sa jonction avec Kray xj - aux environs de Parme , se serait dirigé sur Bologne. Par cette marche savante le Maréchal se serait établi sur les communications de Macdonald , et l’aurait forcé de recevoir le combat dans une position désespérée, où la ruine de l’armée française devenait infaillible. L’inexplicable conduite du cabinet de Vienne pensa faire échouer ce beau pian , que le profond génie du Maréchal pouvait seul lui inspirer. Le conseil de guerre de Vienne, sans daigner même prendre l’avis de Souvoroff , lit passer à . Kray des ordres directs et formels de ne pas abandonner le siège de Mantoue. Pour se conformer à ces ordres , Kray fut contraint de désobéir au Maréchal, et au lieu de se mettre en marche avec la plus grande partie de son
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