CHAPITRE III. Prise de Turin. Combats de Modene et de Ste.-Agathe. Bataille de la Trêbia. Prise de la citadelle de Turin. Combat de St.-Giuliano. Nous venons de faire voir les raisons qui empêchèrent Souvoroff de marcher surConi ; examinons maintenant quel parti il lui restait à prendre. Servan pense qu’il aurait du marcher en Toscane , à la rencontre de l’armée de Naples ; mais en se dirigeant sur cette province, il aurait forcé Macdonald de se porter sur Lucques et de marcher ensuite directement sur Gênes , par la route de la Corniche. Alors la jonction des deux armées françaises se serait effectuée sans obsH, tacles,puisque le Maréchal ne pouvait prévenir Macdonald a Lucques, le général français se trouvant plus près de cette ville que la grande armée alliée. Il est vrai que la route de la Corniche passe pour être impraticable à l’artillerie ; mais outre que ce fait n’est pas bien constaté , dans une circonstance aussi épineuse , Macdonald pouvait bien hazarder de l’embarquer à Livourne et la faire conduire par mer aGènes. 11 est probable
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