.( 59 ) attaqua avec impétuosité et les força d’abandonner leur position ; il allait poursuivre ses avantages, lorsque l’arrivée du corps russe du prince Bagration , fort de sept bataillons , arrêta ses succès. Bagration s’avança sur Marengo et attaqua les Français avec sa valeur accoutumée. Les Autrichiens , encouragés par ce secours , se rallièrent et revinrent à la charge. Alors le combat recommença avec plus de fureur ; mais les Russes , ayant reçu du renfort, attaquèrent en flanc les Républicains , les culbutèrent dans le Tanaro et les obligèrent de rentrer dans Alexandrie , après neuf heures de combat et une perte de 2,500 hommes. Les alliés n’en perdirent pas 5oo. Le Maréchal, qui était encore avec le quartier-général à Castel-Novo-di-Scrivia. ayant entendu la canonade, accourut avec les troupes qui se trouvaient près de lui ; mais il n’arriva qu’après la retraite des Français. La position de l’armée française ressemblait très-fort à celle d’une garnison d’une place assiégée. Quoique toute forteresse ne peut manquer de succomber à la longue, elle ne doit pas néanmoins négliger de ralentir les progrès de l’ennemi , par toutes sortes de moyens , dont les sorties sont les plus efficaces. C’est d’après ce principe que Moreaulivrale combat de Marengo,
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