b000002735

( 4 o ) mesures de Souvoroff furent si bien prises , que la colonne du centre se trouva supérieure en nombre aux troupes françaises qui l’attaquèrent et qui, malgré le courage brillant et opiniâtre quelles déployèrent dans cette occasion , furent forcées à la retraite. Cependant on ne peut disconvenir que le général Servan ait raison de reprocher une négligence impardonnable aux commandans des patrouilles et des grand-gardes postées près d eTrezzo , qui n’eurent connois- sance du pont qu’on jetait à quelques pas d’eux, que quand ils furent attaqués par les Autrichiens qui passaient par ce pont déjà achevé. Malgré les difficultés d’une pareille entreprise , les Français devaient être d’autant plus surleurs gardes, qu’ils avaient les premiers, dans la guerre de révolution , prouvé à l’Europe que le mot impossible pouvait être rayé d’un dictionnaire militaire. A l’aile gauche le général Serrurier , n’ayant aucune nouvelle du reste de l’armée , dut supposer que la bataille était perdue , et lit fort bien de se retirer. Mais on ne conçoit pas pourquoi il partagea sa division pour effectuer cette retraite. Une grande armée , dans une pareille circonstance , doit nécessairement former plusieurs colonnes , pour alléger la marche qui, i

RkJQdWJsaXNoZXIy NTc0NDU4