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( 33 ) à la défensive , cherchent à couvrir leur armée par des rivières. Ils disséminent leurs forces sur tout le développement d’une ligne quelquefois immense. G’est dans ces belles dispositions qu’ils mettent ordinairement leur salut et trouvent leur perte. L’ennemi, maître de choisir les points de passage et d’y réunir la niasse de son armée, est toujours sur de réussir dans son entreprise et de les battre complettement. Je pense qu’après la perte de la bataille de Magnan, Schérer devait toujours rester aux environs de Mantoue , jusqu’à ce que la grande armée autrichienne eut passé le Mincio. Alors il aurait repassé le Pô à Borgoforte , et se serait efforcé de se maintenir le plus long-tems possible à la droite de ce fleuve , évitant sur toutes choses d’engager une affaire générale , qui pouvait entièrement ruiner son armée. Lorsque la grande supériorité des alliés l’aurait forcé à la retraite , il devait se diriger par Modène et Bologne sur l’Appenin, dans les environs dePistoja et de Florence , sur les confins de la Toscane. C’est aux pieds de ces montagnes qu’il pouvait arrêter les ennemis assez long-tems pour se donner les moyens de se faire joindre parl’armée de Naples et les corps des généraux Gauthier et Miollis. Après avoir réuni toutes ces forces , il

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