C‘8 ) rétrogade , il fit passer l’Adige à toute la droite de son armée qui occupa Castel-Novo , masqua Peschiera et resserra la gauche des Fiançais. Une bataille devenait inévitable. Il était de l’intérét des Autrichiens de tâcher de profiter du découragement où les différentes attaques échouées contre Vérone , avaient jeté l'année française. D’ailleurs une victoire pouvait avoir pour eux les plus grands résultats , tandis qu’une défaite complette ne les obligeait qu’a repasser l’Àdige , où ils rencontraient les premières colonnes russes et reprenaient l'offensive. Schérer aussi s’était mis dans une position à ne plus être le maître de refuser la liataille , qu’en se retirant à la rive droite du Pô, et en abandonnant Mantoue à ses propres forces , puisqu’il n’aurait jamais pu passer le Mincio en présence de l’armée autrichienne. Une grande reconnois- sance que le général Kray fit dans l’après-midi du 5 , contre les divisions de la gauche de l’armée française , décida Schérer à attaquer lui- mérae , pour éviter d’ètre tournée à sa gauche , où il présumait que les Autrichiens feraient les plus grands efforts , et dont en effet la position paraissait hazardée. Il forma trois fortes colonnes qui devaient attaquer l'ennemi sur tous les points. La colonne de droite, composée des
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