( 8 ) même avec de grandes forces , ne rendait que plus infaillible la perte de cette aile , en la retenant plus long-tems à la droite de l’Adige. La pusillanimité ou l'ineptie du général Français sauva les Impériaux. Au lieu de faire marcher Moreau avec toute son aile Sur Vérone par la rive gauche de l’Adige , Schérer , effrayé de la résistance opiniâtre des ennemis , devant cette ville , attira a lui une partie des troupes de cette aile , et l’aff'oiblit par-là au point de la paralyser. Il ne réfléchit pas qu’il s'emparerait plus facilement de Vérone, en la faisant attaquer çje revers, qu’en réitérant les mem trières attaques de front. A dix heures du soir il donna ordre à Moreau de faire retirer a la droite de l’Adige tout ce qui avait passé à l’autre rive , malgré les sages représentations de celui-ci, qui était d’avis qu’on gardât au moins les positions qu’on occupait, espérant que les Autrichiens se retireraient pendant la nuit. Le lendemain , 27 Mars , les Français renouvelèrent leurs attaques contre Vérone , vers la porte neuve , aussi inutilement que la veille , et Schérer se décida alors à quitter le champ- de-bataille , ordonnant aux divisions de la gauche de se retirer sous le canon d ePeschiera. Le 28 il auroit pu encore reprendre son premier
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