( ' 75 ; tout-à-fait désespérée. La droite et une partie du centre des Républicains n’tiuraient pas eu le tems de gagner Nice et le Var, et se seraient vus forcés de se jeter dans Gènes. Les Autrichiens, après avoir obligé les débris delà gauche des Républicains à repasser le Var , devait laisser à la rive gauche de cette rivière un corps d’observation , et revenir avec le gros de leur armée sur Gènes , qu’ils auraient bloquée et prise pendant l'hiver. Mêlas devait d’autant moins balancer à adopter cc.tte ligne d’opération , que l'importante place de Coni lui fournissait une base excellente , et: favorisait sirigu- lièremènt l’offensive dirigée contre le comté de Nice. Le général autrichien , en agissant ainsi, aurait eu le mérite de terminer glorieusement cette belle campagne, en expulsant entièrement les Français de l’Italie , et peut-être autait-il même par-là prévenu pour la campagne suivante, les désastres des Impériaux à Marengo, et l’évacuation de l’Italie , qui en fut la funeste suite. Selon toutes les apparences, ce fut encore le cabinet de Vienne qui empêcha Mêlas d’opérer vigoureusement. Après la prise de Coni , il resta en stagnation , et se contenta de faire marcher derechef le général Klenau sur Gènes.
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