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C*43 ) tinuels avec des corps de l’armée des Alpes. Dans un de ces combats , livré prés de la Pérouse , le général français Flavigny fut tué. Par suite des étonnantes victoires de Souvo- roff, presque toute l’Italie se trouvait reconquise par les alliés. Le cabinet de Vienne avait secrètement résolu de réunir la Lombardie à la monarchie autrichienne. Ce projet était entièrement contraire aux vues droites et loyales de l’Empereur de Russie , qui n’avait pris les armes qué pour mettre les choses sur le pied où elles étaient avant la révolution. Les Autrichiens sen^ taient bien que Souvoroff ne manquerait pas de s’opposer à toute démarche tendante à dépouiller les légitimes Souverains de l’Italie. Le Maréchal , qui avait pénétré leur plan , demandait depuis lorig-tems le rétablissement du Roi de Sardaigne en Piémont; mais les Autrichiens retardaient , sous divers prétextes , l'arrivée de ce Monarque à Turin. Pour se débarasser d’un Argus aussi vigilant, leur politique insidieuse leur suggéra l’idée de faire marcher Souvoroff en Suisse , avec toutes les troupes russes qui se trouvaient à ses ordres, pour renforcer l’armée alliée de Suisse , que la marche-inconsidérée de l’Archiduc en Souabe avait extrêmement affaiblie. Ils eurent l’art de faire adopter ce plan par

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