( !07 ) Souvoroff fut contraint d’abandonner sa poursuite au général Ott, et de revenir précipitamment s'ur ses pas , avec le gros de son armée , pour courir au plus pressé , qui était de sauver l’important corps de Bellegarde, dont la position se trouvait très-hazardée. Moreau manœuvra très- sagement, en se retirant à-propos. Dans le mauvais état des affaires des républicains , il ne de- voit pas risquer de combattre avec des forces aussi inférieures. Une défaite très-probable l'aurait mis dans l'impossibilité de défendre efficacement les débouchés des montagnes qui mènent à Gènes , et alors les alliés , en agissant avec vigueur, pouvaientfacilementvenirs’empa- rer ele la Corniche, et couper la retraite à Macdonald , qui se serait vu forcé de se replier en Toscane, où il n’aurait pu se maintenir long- tems. Enveloppé par des forces supérieures , et placé dans un pays où Tinsurrection deshàbitans faisait journellement des progrès alarmans , il aurait été bientôt après obligé de mettre bas les armes avec tout son corps. Telles auraient été vraisemblablement les suites funestes d’une bataille perdue par Moreau , aux environs de Tortone. Il faut observer encore que la position de Moreau était si désavantageuse , qu’il ne pouvait livrer cette bataille , ni à la droite , ni à
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