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! ( 88 ) repoussée avec une rare intrépidité. Les forces des alliés, arrivant successivement, engagèrent un combat général , qui dura jusqu'à la nuit, dont les Français très-maltraités profitèrent pour repasser le Tidone avec perte de près de 1,000 hommes. Le succès de ce combat fut dû en grande partie à la courageuse conduite du Grand-Duc C onstant in. Ce jeune prince repoussa lui-méme, à la tète de deux bataillons, l'attaque des Français sur la gauche des alliés , qui pouvait avoir les suites les plus funestes. Le quartier-général fut transféré à St.-Giovanni. Enfin le 18 se livra la bataille qui décida du sort de l'Italie. Les deux armées étaient à-peu- près d’égale force , d’environ 35,000 hommes chacune , et se trouvaient toutes deux dans une position à desirer d’en venir aux mains. Souvoroff, sentant que cette action aurait une influence décisive sur toute la campagne , prit toutes les mesures capables de lui assurer le succès , et résolut d’attaquer lui-méme , pour se donner l’avantage de l’offensive. A neuf heures du matin tous les officiers-généraux de l’armée se rendirent auprès du Maréchal, et reçurent de lui les dispositions définitives du combat. L'armée fut formée sur trois colonnes ; celle de droite la plus- forte , aux ordres de Rosenberg ,

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