DE L HISTOIRE DE RUSSIE. 37 rains observent encore qu’aux qualités de l’esprit, il joignait une belle figure et un extérieur agréable. Le grand-maître de l’ordre teutonique , allié de la Suède, voulut profiter de la jeunesse du prince et de l’impuissance où l'on croyait que les dévastations desTatars avaient rnis la Russie , pour s’emparer du territoire de Novgorod. Cet ordre établi en Livonie, déclara inopinément la guerre à Alexandre. Une attaque aussi imprévue ne lui permettant pas d’aller demander du secours à son père, le grand prince Iaroslaf, il ne lui resta d’autre parti a prendre, que de faire face à l’ennemi. Après avoir communié dans l’église de Sainte-Sophie, et avoir obtenu la bénédiction de l'archevêque Spirion, il s’avança avec le petit nombre de troupes qu’il avait : la bataille commença à six heures du matin, et dura jusqu’au soir; il y eut beaucoup de sang répandu de part et d’autre. Enfin les Suédois, dont le roi avait été blessé par Alexandre lui-même, ainsi que les chevaliers Porte-Glaives, furent forcés d’abandon- donner aux Russes le champ de bataille. La chronique ajoute que trois bâtimens chargés de morts furent submergés. vant l’ordre de leur descendance ; c’est-à-dire, père, fils et petit fils, sesucce’dant réciproquement, ne forment ensemble qu’un degré. Cet ouvrage commencé au quatorzième siècle par le métropolite Kiprian ; sous le règne de Dmitii Donski, a été continue’ dans le seizième parle métropolite Makhary, sous le Tzar Ivan Vassilie'vitch.
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