DE L HISTOIRE DE RUSSIE. tous leurs forfaits. Un tel courage lui aurait acquis l’estime et l’admiration d’une nation civilisée, mais il ne fit qu’augmenter l’animosité de ce peuple barbare. Ils traînèrent le brave prince jusqu’à la foret voisine , où ils le massacrèrenl. Ijes annales vantent beaucoup sa valeur . sa douceur et sa prudence, de même cpie l'intrépidité avec laquelle il se résigna à la mort. Pendant qu'on se préparoit à lui porter le coup fatal, il adressa des prières à Dieu, le suppliant de délivrer sa patrie et de sauver ses enfans ; après cptoi il rendit le dernier soupir. XXII. Préceptes cîe tolérance. L’histoire, dit le célèbre Bolingbroke, est la philosophie enseignée par l’exemple. En parcourant les annales des nations, en regardant autour de soi, et en réfléchissant sur les évënemens de tous les temps, on pourrait croire que tant de leçons ont été perdues pour la société. Les mêmes erreurs, le même esprit de vertige, se renouvellent sans cesse. Nous voyons un peuple au trei- sième siècle, qui, quoique dépourvue d’instiluSon fils, Vassili Ivanovitch, lui succéda. Dans les guerres qu’il eut à soutenir contre la Pologne, il eut toujours la supériorité. L’empereur romain Maximilien fit alliance'avec lui, ot le traité fut signé à Gérminde, le 4 Août 1514* Le grand prince Vassili IV reçut clans cette convention le titre d’empereur; il re'gna vingt-huit ans, et mourut le 4 Décembre 1533.
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