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DE L HISTOIRE DE RUSSIE. 27 cune proposition de paix. Il voulut cependant prendre des conseils , et s’adressa au religieux Grégory, abbé du monastère de Saint-André, homme qui s’était concilié, par la douceur et la pureté de ses mœurs , la confiance des princes et le respect du peuple. « Je consens, répondit à Mstislaf ce vrai chrétien du douzième siècle , et tout le clergé consent avec moi à se charger de la peine du parjure : il vaut mieux violer un serment prêté sur la croix, que de répandre du sang innocent. » XVIII. Amour fraternel cle Sviatoslaf. ' l- . , . V ‘ . Isiaslaf II voidait empêcher Sviatosîaf de soutenir la cause de son frère Igor (l6), vaincu et (16) Igor , frère du grand prince Vsévolocl II, voulut lui succéder ; mais il n’occupa que six semaines le trône de Kief. Isiaslaf II, fils de Mstislaf, le remplaça, et ne se croyait pas assuré du pouvoir tant qu’il resterait des amis à son adversaire. Ce prince éprouva à sou tour l’inconstance de la fortune. En 1149, son oncle, loury Dolgoronki, prince de Souzdal , s'emparai de ses e’tats. Isiaslaf fut pourtant re’- tabli ; mais il se vit obligé d’avoir toujours les armes à la main pour sè soutenir. Mort en 1154, à l’âge de cinquante- huit ans , il eut la consolation d’emporter au tombeau le regret et l’amour de ses peuples. Rostislaf et Isiaslaf ne font que paraître. Ioury Dolgorou- ki, prince de Souzdal, remonta sur le trône de Kief; cependant à peine eût-il atteint l’objet de ses désirs , qu’il paya le tribut à la nature, en 1157, à l’âge cle soixante- six ans. Andr é I , son fils et son successeur , transporta

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