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DE L’HISTOIRE DE RUSSIE. 2,{ j larités, pour ménager un accomodement. Le malheureux Vasilko , ne peut retenir sa douleur en apprenant les intentions dont on l’accuse ; il ne réfute ces inculpations , qu’en rendant compte des sentimens qui l’animent pour ses parens. Son discours porte en même temps l’empreinte de l’éloquence et la conviction de la vérité , digne compagne de l’innocence. « J’ai appris, dit-il, que David veut me livrer aux Polonais : il sait le mal que je leur ai fait ; mais il n’est pas encore rassasié de mon sang ; cependant quel est mon crime? Jamais, non jamais, je n’ai formé contre les princes aucun dessein. Je voulais, si les Turcs ou les Polovtsi tentaient de porter les armes contre ma patrie , prier Vladimir et David de me confier leurs troupes. Je leur aurais dit : livrez-vous aux douceurs de la paix, restez dans vos palais , goûtez les plaisirs de la table, je me charge des fatigues et des dangers de la guerre; je pénétrerai dans le pays des Barbares; je vengerai la Russie. D’autres fois je voulais marcher contre les Bulgares du Danube, et, les armes à la main, niQt fonder chez eux une domination. Je me suis dit quelquefois : j’acquerrai de la gloire ou je dévouerai ma tète a la patrie. Je n’ai jamais voulu attenter à la sûreté de Sviatopolk ni à celle de David. J’en atteste Dieu même; mais je me suis enivré d’orgueil \ j’ai osé m’élever, et Dieu m’a humilié. » 4

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