DE L HISTOIRE DE P.USSlBk 19 îe prince lui fendit la tête avec une hâche qu’il tenait caché .sous son habit. La mort de l’imposteur, qui ne se croyait pas si près de sa fin , ouvrit les yeux au peuple égaré, et la tranquillité fut aussitôt rétablie. XIV. Vengeance généreuse. Isiaslaf (1 2) avait été privé de ses états par son frère Vsévolod; obligé de fuir, il alla, mais en 0 0 Ce prince , l’aîné des fils d’Iaroslav, régna après son père sur les deux principales dominations de la Russie, Kief et Novgorod. Maigre' la douceur de son caractère, le courage personnel et la bonté avec laquelle il gouverna ses sujets, ils se révoltèrent deux fois contre lui, et le forcèrentà prendre la^ fuite. Il occupa le trône depuis 1054 jusqu’à 1078, y compris les quatre ans qu’il erra dans les pays e'trangers. La ge'ne'rosite' qu’il montra envers son frère , les regrets que te'moigna ce même peuple qui l’avait train, sont les preuves les moins équivoques qu’Isiaslaf était un bon souverain. À sa pompe funèbre, les sanglots de la multitude interrompaient les chants du clergé. —. Quoiqu’il laissât deux fils , Sviatopolk et Iaropolk , en âge de régner , leur oncle Vsé- volod succéda au défunt sans aucune résistance, sans même aucune mésintelligence entre lui et ses neveux. Il paraît qu'il y avoit alors, sinon me loi, au moins un usage ayant la même force, en veitu duquel les frères des souverains e'taient préférés aux fils dans la succession. Le trône vacant appartenait donc au prince le plus âgé de la maison de Ruric, et les descendans les plus proches du dernier grand Prince se contentèrent de quelques apanages que le successeur leur assigna. Sviatopolk, aîné des fils d’Isiaslaf, ne monta sur le trône qu’après la mort de Vsévolod , dont le propre fils Vladimir n’avait qu'un simple apanage ; et malgré l’amour du
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