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DE L’HISTOIRE DE RUSSIE. *7 devoir de l’historien de recueillir les traits de générosité, de reconnoissance et d’humanité, pour les présenter à ses contemporains et à la postérité. Jaroslaf, fils de Vladimir-le-Grand, occupa enfin tranquillement le trône de Kief. Néanmoins la paix ne dura pas long-temps: son neveu, le prince dePolotsk, tomba sur Novgorod, y entra et en emporta un butin considérable. Il emmenait un grand nombre de prisonniers; mais Jaroslaf, qui avait appris ce qui s’était passé, se mit à la poursuite de l’usurpateur, l’atteignit, et lui reprit tout ce dont il s’étoit emparé. Cependant au lieu de le punir , il ajouta encore deux villes à la portion de l’apanage dont il jouissait déjà. — Le prince d e Polotsk fut tellement touché d’un procédé aussi généreux , qu’il se montrât toujours depuis un allié reconnaissant, dont la fidélité et le zèle furent à toute épreuve. ; xii. Tribut de reconnaissance, Jaroslaf, qui comme on l’a remarqué, gouvernait ses peuples en vrai père, goûtait le plaisir le plus doux pour un souverain, celui d’être aimé de ses sujets. a été aussi funeste à la Russie qu’elle le fut aux successeurs de Charlemagne, à cette différence près, que nous ne trouvons pas des fils qui font déposer juridiquement leur père, ainsi qu’il arriva à Louis-le-Débonnaire. 3

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