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DE L HISTOIRE DE RUSSIE. 5 Prititch instruit de la nécessité pressante de tout hasarder, et craignant qu’une conduite timide n'artirât sur sa tête la colère de Sviatoslaf, embarqua ses soldats dès le point du jour. L’ermemi ignorant ce qui se passait chez les assiégés , et ne connaissant ni ses forces ni ses desseins , crut que le prince lui-même arrivait avec toutes ses troupes. Il s’éloigna à la hâte , la ville fut délivrée , et la princesse mère sortit elle-même avec ses petits-fils, et vint au devant de son libérateur. Le prince des Petchénègues voulut avoir une entrevue avec Prititch ; celui-ci lui persuada aisément qu’il n’avait que le commandement de l’avant-garde, et que son maître allait bientôt arriver avec toute l’armée. Les deux guerriers, sur le point de se séparer, se firent des protestations d’estime et des présens mutuels. Le prince donna à Pri~ titch un cheval, un sabre et des flèches; et celui- ci lui fit accepter une cuirasse, un bouclier et une épée. Ces échanges d’armes rappellent les époques de l’antiquité la plus reculée , tant célébrées par les chantres de l’histoire, où des héros ennemis se donnaient des marques réciproques de leur estime. par des présens qui rappelaient encore à leur mémoire les actions qui les avaient illustrés. Célébrons l’intrépidité de ce jeune homme qui par sa présence d’esprit sauva la capitale , et dont les chroniques nous ont transmis l’action, sans nous avoir conservé son nom.

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